Jardiniers de la nouvelle ère

Publié le 24/05/2021 - Catégorie : Nature

Le jardin dans lequel je prends toutes mes photos de plantes n’est pas vraiment le mien mais celui de ma famille. Il a été aménagé par mes grands-parents et arrières grands-parents. Tout ce terrain a une histoire dont les arbres du clos sont les témoins silencieux.

Dans cet espace immense, un petit endroit m’a été dédié. Je l’ai appelé « mon coin de jardin ». Quand je m’occupe de lui, je prends soin de moi, et inversement. Il est devenu comme une extension de moi-même et nos coeurs battent à l’unisson. Au creux de cet espace, tout près des véroniques, j’ai pris l’habitude de déposer une pierre d’ardoise qui se charge de ces belles énergies. Ainsi, lorsque je m’absente, ce petit morceau de minéral me permet de rester intimement connectée avec mes terres

Il y a peu de temps, un proche m’a écrit ceci : « C’est tellement joli et lumineux quand tu parles de cette histoire du jardin avec tes mots. Je le vois maintenant comme un être vivant. Chaque plante est une cellule ou un petit morceau de cet être sensible ». On peut dire que cette personne n’était pas très ouverte à toutes mes expérimentations. Elle m’observait souvent d’un air un peu inquiet, surtout lorsque je décidais de ne pas exterminer les pucerons de mon viburnum. Mais en voyant mon coin de jardin évoluer et se sublimer, elle est devenue convaincue de la justesse de mon travail. Maintenant, elle me demande même de prendre soin de quelques plantes qui lui appartiennent.

Depuis presque deux ans, ce petit carré de nature m’aide à comprendre et à apprendre la notion d’équilibre. Dès qu’il vit quelque chose de particulier, nous en discutons ensemble afin de remettre de l’ordre dans notre dynamique de vie commune. Il y a un mois, l’écroulement d’un vieux grillage sur mes plantations m’a fait réfléchir à cet effet miroir. Je me suis demandée quelles parties de moi n’avaient plus leur raison d’être et nécessitaient un nettoyage : de vieilles croyances, des mémoires, des frontières… C’est comme si le jardin pointait du doigt un processus qui était inconsciemment à l’oeuvre chez moi.

Un jour, j’aimerais partager tous ces merveilleux enseignements mais il reste encore beaucoup de leçons à apprendre et de pratiques à mettre en place pour devenir une jardinière de la nouvelle ère. Il faut aussi que les consciences s’ouvrent encore un peu pour accepter de s’en remettre aux Intelligences de la Nature qui savent mieux que quiconque comment tendre vers un équilibre global.

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