Se perdre dans la brume

Publié le 12/01/2018 - Catégorie : Développement personnel

Appliquer la pleine conscience

Hier matin, je me rendais à un rendez-vous à vélo, de l’autre côté de la ville. Pour cela j’avais décidé d’emprunter les quais. C’était pour moi une manière de prendre le grand air et de profiter de la beauté des paysages. Il faisait assez froid et il y avait du brouillard. Cela donnait une atmosphère de fin du monde un peu particulière. Je me rendis vite compte que je n’étais pas assez couverte et que j’avais froid. Mon esprit commençait alors à se focaliser sur cette sensation.

Heureusement, depuis quelques semaines je suis de nouveau plongée dans des ouvrages qui traitent de la pleine conscience et j’essaye d’appliquer ces principes en insérant des instants « mindfulness » dans mes journées. Alors, au lieu de me concentrer sur la sensation glaçante du vent humide et froid, je me suis mise à penser à cette métaphore que l’on utilise souvent en méditation de pleine présence et à ce coin de ciel bleu qui est toujours là, malgré les nuages.

Toute théorie est relative

Après quelques minutes de réflexion ce sujet, j’ai pensé que tout ceci était bien beau sur le papier et qu’il était facile de relativiser les moments difficiles quand le reste de sa vie va bien. Quand nous avons la santé et que nous vivons dans le confort, il est facile de garder dans un coin de son esprit que demain sera meilleur, que rien ne dure et que le soleil finira par nous réchauffer.

C’est pourquoi j’ai pensé aux personnes qui sont en grandes difficultés et à qui on assène cela. Et je me suis demandée l’impact que cela pouvait avoir sur elles. Parce que là, juste là, dans le brouillard, dans le vent, sous la pluie, fatiguée, je n’ai pas besoin qu’on me dise que demain il fera beau. Non. J’ai besoin de voir une main qui se tend à travers le brouillard. J’ai besoin de bras qui m’enveloppent et qui me rassurent. J’ai besoin d’une couverture pour me réchauffer. J’ai besoin de sentir que je ne suis pas seule.  Et après tout cela, oui. Peut-être qu’un coin de ciel bleu serait agréable et je pourrais me concentrer sur cette idée et laisser aller un temps mes soucis, en acceptant mes difficultés et en lâchant-prise.

Et finalement

J’avais envie de partager avec vous cette réflexion au sujet de la pleine conscience et de son application concrète. Tous ces principes m’ont semblé si compliqués à appliquer, dans les moments où le brouillard nous aveugle et nous perd. D’ailleurs aujourd’hui, il fait beau, et cela change tout.

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